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La philosophie de la dette publique, et l'histoire de l'économie politique
Mon travail applique les outils de la philosophie à la vie économique, et en particulier à la dette publique — un objet à la fois financier, juridique, moral et politique.
Plutôt que de traiter la dette souveraine comme une pure question technique, je cherche à comprendre comment elle devient une institution : comment l'emprunt d'un État se justifie, comment créanciers et souverains se lient les uns aux autres, et comment le langage même de l'économie porte des valeurs tout en prétendant seulement décrire des faits.
Axes de recherche
- La philosophie et l'éthique de la dette publique
- La dette publique comme institution et « fait social total »
- Les liens réciproques entre gouvernement représentatif et ordre financier — comment crédit public et représentation politique se constituent l'un l'autre
- L'histoire et l'épistémologie de l'économie politique (XVIIIe–XIXe siècles)
- La normativité du discours économique — pratiques positives, normatives et « normatrices »
- Souveraineté, ordre social et finances publiques
Le livre
Normes et valeurs de la dette (1787–1791) (Classiques Garnier, 2022), tiré de ma thèse de doctorat (Lausanne / Paris-I, soutenue en 2021, Prix de Faculté), étudie comment la dette publique est devenue, en France, l'objet d'un débat intense durant la crise de 1787–1791. L'ouvrage lit la dette souveraine comme une institution sociale et normative — liée à la nécessité, à la souveraineté et à l'ordre moral — et analyse les usages concurrents du discours économique pour décrire et pour prescrire, avec l'économie politique de James Steuart comme fil conducteur.
Projet en cours
Un chapitre à paraître (2026), « Première assurance-vie française et crédit public » (dir. R. Dartevelle), prolonge ce travail vers l'imbrication de l'assurance-vie naissante et du crédit public.
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